11-12-13/20, 2020, Donato Carrisi, thriller

La Maison des voix – Donato Carrisi

  • Titre: La Maison des voix (La casa delle voci)
  • Auteur: Donato Carrisi
  • Date de publication: 2020
  • Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza
  • Pages: 299
  • Genre: Thriller
  • Maison d’édition: Calmann-Lévy

Florence, de nos jours. Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l’hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés. Un jour, une consoeur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d’arriver en Italie. Seul hic, c’est une adulte. Elle s’appelle Hanna Hall et elle est persuadée d’avoir tué son frère pendant son enfance. Intrigué, Gerber accepte mais c’est alors qu’une spirale infernale va s’enclencher : chaque séance d’hypnose révèle plus encore le terrible passé d’Hanna, mais aussi qu’elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?

Il y a des petites habitudes dans la vie d’un lecteur. Par exemple, acheter la dernière parution de tel ou tel auteur, qui, en principe, ne déçoit pas. C’est mon cas avec Donato Carrisi.

Ce petit roman est un one-shot qui n’a aucun lien avec la saga du Chuchoteur. Ici, pas de Mila Vasquez ni de serial-killer, mais un thriller 100% psychologique. Le lecteur suit Pietro Gerber, un psy qui pratique l’hypnothérapie avec les enfants. La quatrième de couverture est formelle; ce livre est une plongée dans les abîmes de la mémoire et, plus globalement, au coeur de la complexité du cerveau humain. Certaines scènes, justement avec des enfants, sont très réussies. J’apprécie quand l’auteur explique, à l’instar d’un Chattam ou d’un Thilliez, les mécanismes scientifiques sur lesquels reposent l’essence même de l’intrigue.

Malheureusement, l’arrivée de Hanna Hall dans le quotidien de l’auteur (assez rapidement, le livre est court) donne un sens au récit qui est loin de convaincre. D’un coup, le sujet de départ n’est plus, ou presque. Les personnages ne sont pas attachants et leurs réactions restent improbables. Jusqu’aux dernières pages, le lecteur nage dans le flou; à la dérive. Malgré tout, rien de surprenant en définitive.

À nouveau, je concède à l’auteur sa parfaite maîtrise de la narration. Page-turner, il est lu rapidement ou il n’est pas. Prévisible, trop court et avec trop de raccourcis, j’imagine que ce roman a servi à faire « bouillir la marmite » de l’auteur. Aussitôt lu, aussitôt oublié. Pour créer la surprise, il faudrait beaucoup plus de densité.

13/20

Note : 3 sur 5.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s